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THÉORIE , THÉORIES et MODÈLES

Apologie du flou

Contrairement à notre ressenti subjectif, ce ne sont pas les concepts eux mêmes que nous traitons en mémoire de travail, ce sont leurs identifiants. Sous forme du nom des termes en général. Ce nom renvoie au nœud relationnel ayant généré une identité au terme. La boite noire de notre fonctionnement inconscient se charge à la fois de la synthèse identitaire globale, actualisée sous forme de signe dans c et de l'extraction de données sélectives à la demande. Nous n'avons pas accès d'une façon exhaustive à cette architecture complexe de théorèmes ; magma en perpétuelle mouvance qui plus est !...
Le " flou ", au sens d'un potentiel de données liées au nœud relationnel concerné, s'avère ainsi inhérent à notre fonctionnement mental ! Il apparaît aussi comme un outil nécessaire et incontournable sans lequel notre Savoir serait excessivement figé. Ce flou génétique ne vient pas altérer la rigueur du besoin de constance des termes à l'intérieur d'un discours donné ; sous réserve de confiner convenablement le domaine de ce discours. Le flou permet d'adapter un concept à des discours différents, de conserver la validité du traitement formel dans c tout en maintenant une identité aux multiples acceptions des termes. En notant bien, au passage, que la question de l'existence d'un noyau minimaliste stable aussi bien que d'un degré maximal de précisions ne se pose pas. Ne devrait pas se poser ; ce serait une quête mythique bien vaine. Par contre, ce qui devrait s'imposer c'est la vérification perpétuelle (sous forme de théorèmes) de la cohérence globale des composantes significatives des termes soumis à notre attention.

Cet impératif de cohérence, base esssentielle de notre stratégie intelligente, appelle à opérer une distinction fondamentale entre théories et modèles.
D'autant plus importante qu'aujourd'hui on se gargarise de modélisations à tout va et qu'on nous assomme de modèles à propos de tout et de rien. Ainsi vont les modes... dopées, qui plus est par un furieux appétit de modélisations numériques.
La modélisation est un art majeur qu'il ne s'agit en aucun cas de déconsidérer. Mais cela ne doit pas se faire au détriment du Savoir généraliste.

théories et modèles

Théorie doit ici pris au sens mathématique du terme : structure explicite à base d'axiomes et de schémas.

Il faut absolument distinguer théories et modèles. Distinction d'autant moins évidente à première vue qu'un modèle utilise la même structure formelle qu'une théorie (axiomatique, logique, etc.).
C'est l'usage envisagé qui diffère absolument :

Dans les deux cas les impératifs de constance des termes s'exercent dans un cadre contextuel à la fois donné et en interaction avec cette obligation logique.

spécificité des modèles

Pour des raisons ad hoc d'utilisation, les modèles opèrent dans des contextes simplificateurs, artificiels et fermés.
On confère aux termes une individualité de circonstances entièrement spécifique au modèle. On se satisfait pleinement d'une exhaustivité artificielle des désignations et des axiomes qui les lient. Le modèle repose essentiellement sur le nominalisme. Le modèle est toujours simplificateur. Il élimine les paramètres importuns, dont la prise en compte interdirait les calculs.
Car il s'agit de se donner les moyens d'effectuer les calculs que l'on sait faire.
Le modèle se moque de décrire véritablement ou non le réel, aussi bien que d'être contradictoire avec d'autres modélisations.

Par exemple :